Généalogie Dubuc-Landry

Une histoire de familles

Jean-Marie Madran, Ptre

Jean-Marie Madran, Ptre

M 1783 - 1857  (74 ans)

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  • Nom Jean-Marie Madran 
    Suffixe Ptre 
    Naissance 13 février 1783  Saint-Ours, QC Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieu  [1
    Occupation Religieux - Prêtre
    Ordonné le 12 Juin 1813
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    Le 2 juillet 1826
    Baptême de Raphaël Viel
    Le 22 juin 1837
    Mariage de Dosithée Thibodeau avec Marthe Robichaud
    Le 6 août 1837
    Baptême de Marguerite Richardson 
    Décès 2 juin 1857  Petit-Rocher, NB Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieu  [1
    Sépulture Cimetière Saint-Polycarpe, Petit-Rocher, NB Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieu 
    ID personne I21674  Généalogie Dubuc-Landry
    Dernière modif. 11 juin 2020 

  • Carte d'événements
    Lien Google MapNaissance - 13 février 1783 - Saint-Ours, QC Lien Google Earth
    Lien Google MapDécès - 2 juin 1857 - Petit-Rocher, NB Lien Google Earth
    Lien Google MapSépulture - - Cimetière Saint-Polycarpe, Petit-Rocher, NB Lien Google Earth
     = Lien Google Earth 
    Légende Adresse Cimetière Ferme Ville Paroisse Cité Comté Etat/Province Pays Région Non spécifié

  • Photos


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    Bio
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    Signature
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    Avis de décès
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    Cimetière
    Cimetière

  • Notes 
    • Jean-Marie Madran (parfois prénommé Joseph), prêtre catholique, né le 13 février 1783 à Saint-Ours, Québec, fils de Jean-Baptiste Madran et de Josephte Gamarre ; décédé le 2 juin 1857 à Petit-Rocher, Nouveau-Brunswick.

      Jean-Marie Madran appartenait à une famille pauvre de dix enfants, et son père mourut pendant son adolescence. On attira l’attention de l’abbé Pierre Fréchette, curé de Beloeil, sur cet enfant de choeur intelligent et pieux. Plus tard, Fréchette devait lui payer ses études au séminaire de Québec, du 29 septembre 1810 au 9 février 1813. Après son ordination, le 12 juin 1813 à Québec, Madran remplit les fonctions de vicaire à Saint-Pierre, dans l’île d’Orléans, en 1813–1814, et à la paroisse de la Sainte-Famille, à Cap-Santé, en 1814.

      Madran connut de bons débuts dans ses premiers postes comme curé, mais il finissait par n’avoir plus qu’un seul désir : partir. Accompagné par l’une de ses soeurs, il arriva le 15 octobre 1814 dans la paroisse Saint-Jacques (à Saint-Jacques), au nord de Montréal [V. Jacques Degeay*], dont la population était en majorité acadienne. Il apaisa rapidement les querelles des diverses factions et convainquit ses paroissiens de terminer l’intérieur de l’église. Madran lui-même fit don de 3 000 afin de payer une partie des dépenses totales, qui avaient atteint environ 28 500 et auxquelles la paroisse, en pleine crise agricole, ne pouvait ou ne voulait pas faire face. En juillet 1818, il convertit une jeune protestante, Marie Brousse (Bruce), mais cela outragea tellement le père de la jeune fille et fit naître des rumeurs si scandaleuses que Madran demanda à Mgr Joseph-Octave Plessis* de le muter. De nombreux paroissiens continuèrent à lui manifester leur bonne volonté et, au cours d’une réunion, ils décidèrent par un vote de lui rembourser ses 3 000.

      À l’été de 1819, Madran arriva, plein d’optimisme, aux îles de la Madeleine : Plessis tenait les insulaires pour des catholiques exemplaires. Mais, en septembre de cette année-là, Madran se plaignait que des étrangers avaient ébranlé la piété de la population. De plus, sa pauvreté l’obligea à demander, sans succès, qu’on ajoute à sa charge les paroisses de Margaree et de Chéticamp, dans l’île du Cap-Breton ; il dut aussi envisager la vente de dispenses. En 1821, les disputes entre les catholiques de Havre-Aubert et de Havre-aux- Maisons, pour savoir qui devait soutenir financièrement l’église paroissiale et la chapelle qu’ils partageaient, s’ajoutaient à la solitude et à la pauvreté pour réduire Madran au désespoir. Dans une lettre à l’évêque de Québec, Mgr Bernard-Claude Panet*, il décrivit cette période comme trois années de souffrances, et supplia qu’on lui donne un poste sur le continent.

      Madran desservit ensuite un certain nombre de paroisses : Saint-Joachim, à Châteauguay, en 1822–1825 ; Saint-Patrice (à Rivière-du-Loup), en 1825–1830 ; Saint-Georges, à Saint- Georges-de-Cacouna, en 1830–1832 ; L’Assomption (à Berthier-sur-Mer), en 1832–1834 ; Saint-François (à Saint-François-Montmagny), en 1834–1835. Il devait trouver un foyer à Petit-Rocher, au Nouveau-Brunswick, où il arriva le 26 août 1835 ; il prit en charge les paroisses de Belledune et de Petit-Rocher, dans la baie Nepisiguit. Madran construisit une nouvelle église à Bathurst et termina la chapelle de Belledune. Malgré sa vie épuisante, il considérait ses paroissiens comme des gens pleins de bonne volonté et de piété, qui le respectaient. Durant son séjour à Petit-Rocher, Madran acheta plusieurs terrains et se construisit une maison.

      Le 15 janvier 1837, Madran devint curé à Caraquet et s’occupa aussi de Tracadie. Mais la querelle des paroissiens, à propos d’un emplacement pour l’église, détruisit encore une fois son optimisme naissant. Vers 1839, il était de retour à Petit-Rocher. En 1848, il fit un séjour particulièrement bref à Shédiac. Trouvant l’église fermée à clef et les paroissiens hostiles, Madran revint rapidement à Petit-Rocher, sans avoir obtenu la permission de l’évêque du Nouveau-Brunswick, Mgr William DOLLARD. En juin 1849, Madran était malade et demandait à prendre sa retraite ou à desservir une paroisse beaucoup plus calme que celle de Petit- Rocher. Mgr Dollard repoussa sa requête et le renvoya à Shédiac et à Grande-Digue, où il exerça son ministère du 19 octobre 1849 au 4 novembre 1852. Durant toute cette période, les querelles de paroissiens peu disposés à payer la dîme le tracassèrent encore.

      De 1853 à 1857, Madran occupa officiellement le poste de vicaire à Richibouctou (Richibucto), mais, en 1855, malade encore une fois, il était retourné à Petit-Rocher, où Marcel Burgo et sa fille, qui était institutrice, le soignèrent jusqu’à sa mort. En retour, ils héritèrent de la modeste succession de Madran, qui comprenait 140 acres de terrain, £300 en vaisselle d’argent et £60 en biens personnels. Le village de Madran, près de Petit-Rocher, fut nommé ainsi en son honneur.

      Prêtre consciencieux, Jean-Marie Madran eut à coeur de se limiter strictement à ses devoirs spirituels. Il tenta d’éviter les fréquentes controverses auxquelles les autres prêtres des paroisses acadiennes se heurtaient en essayant de rétablir la domination que l’Église avait perdue depuis la Déportation. Sa vie offre un contraste intéressant avec celle de ses confrères canadiens, comme François-Xavier-Stanislas Lafrance et Antoine Gagnon, qui cherchèrent à jouer un rôle de direction plus important dans la société acadienne.

      Sheila Andrew
      Source:  Dictionnaire biographique du Canada


  • Sources 
    1. [S219] Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, Jean-Baptiste-Arthur Allaire.


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